Werther de Massenet
Benoît Jacquot (mise en scène), Michel Plasson (direction) — Avec Jonas Kaufmann (Werther), Sophie Koch (Charlotte)
Casting
Ludovic Tézier — Albert
Anne-Catherine Gillet — Sophie
Alain Vernhes — Le Bailli
Andreas Jaggi — Schmidt
Programme
L'un des plus beaux Werther de ces dernières décennies, avec Sophie Koch et Jonas Kaufman en amants magnifiques...
... Et Michel Plasson à la baguette. Celui qui enregistra LA version de référence de l'opéra de Massenet avec Alfredo Kraus il y a trente ans est pour la première fois le chef invité de l'Opéra national de Paris, et propose une lecture toujours aussi inspirée de la partition, à laquelle il prête un tempo lent et des dynamiques extrêmes. Benoît Jacquot quant à lui est l'auteur de la mise en scène (il l'avait présentée à Covent Garden quelques années plus tôt)... mais aussi de la présente captation audiovisuelle du spectacle. Enfin, façon de parler ! Car fort de son expérience cinématographique, Jacquot revisite presque sa propre mise en scène pour les besoins de la caméra – qu'il place d'ailleurs partout sur scène. Usant de gros plans, d'ordinaire peu courants, il tente de « rendre sensible la traversée du corps par la voix et faire accéder le téléspectateur à la vérité du chant dont, au théâtre, on ne perçoit que l'effet sonore. » (Benoît Jacquot, d'après François Ekchajzer, Télérama).
Lorsque Goethe publia ses Souffrances du jeune Werther, l'histoire de Charlotte et de son prétendant connut un succès tel qu'elle provoqua ce que l'on appela plus tard la « fièvre werthérienne », causant les suicides de jeunes gens prêts à tout pour imiter les héros romanesques. Plus d'un siècle plus tard, en plein Romantisme français, Massenet porta l'intrigue sur les planches et signa avec elle l'une de ses œuvres majeures. Un opéra dans lequel les larmes ne cessent de couler, où Werther le poète aime sa Charlotte d'un amour absolu, mais où la jeune fille ne peut le lui rendre par devoir envers son époux...